



Julien Blanc-Gras
Biographie
Julien Blanc-Gras est né en 1976 à Gap, une très jolie petite ville. Très jolie. Mais petite. A 18 ans, il va faire ses études à Grenoble. Il obtient par miracle un deug d’histoire puis une maîtrise en journalisme, alors qu’il sèche tous les cours pour jouer de la basse dans un groupe de pop dont le succès s’étendra presque jusqu’à Chambéry. Tirant un trait sur sa carrière musicale, il fait ses premières piges au Petit Bulletin, un journal culturel grenoblois, et au Dauphiné Libéré, où il sera menacé de mort pour s’être moqué d’une équipe de pétanque.
Soucieux d’élargir ses horizons, il profite du programme Erasmus pour aller étudier à Hull, la ville la plus moche d’Angleterre. Il y joue de la guitare dans les clubs et se fait des amis venus des quatre coins du monde, ce qui lui sera bien utile pour squatter à droite à gauche par la suite. A l’automne 2001, au moment où le monde s’écroule, il entreprend un périple avec son sac à dos qui durera finalement un an. Mexique, Cuba, Guatemala, Bélize, USA : ce voyage nourrira son premier roman, Gringoland, qu’il écrit retranché derrière une montagne de l’Oisans où il peaufine son niveau en snowboard.
Armé d’un manuscrit et d’un compte en banque négatif, il s’exile à Paris. Il pige alors pour la presse magazine et la télé (L’Express, Technikart, Nova, Max, Standard, Jasmin Canal +, Tracks…) pour essayer de payer le loyer de son studio de 20 m2 à Ménilmontant. Ses reportages le conduisent sur les cinq continents (Inde, Colombie, Australie, Turquie, Maroc, Groland…), mais quand même plus souvent à Boulogne-Billancourt.
Durant ces années, il a aussi exercé les professions d’employé municipal, poissonnier, boulanger, barman, animateur en club de vacances, prof de guitare, horticulteur, distributeur de tracts, traducteur, embouteilleur d’eau minérale à la chaîne, contrebandier de cigares cubains, télé-enquêteur, archiviste, rédacteur de publi-reportages pour l’industrie porcine (de magnifiques sujets sur la boyauderie et les pieds paquets, notamment)…
Aux dernières nouvelles, il était séquestré par son éditrice dans une résidence camarguaise pour achever son prochain roman, une comédie apocalyptique qui aura moins de succès que le Da Vinci Code mais qu’il vous recommande quand même.
A 30 ans, Julien Blanc-Gras trouve qu’écrivain voyageur est un métier cool, dommage qu’il ne nourrisse pas son homme. A cet âge-là, Paul Mc Cartney avait déjà quitté les Beatles, mais on peut pas vraiment comparer.
Bibliographie
Gringoland (roman, Au Diable Vauvert, 2005)
Bombay-Bombay, 37 jours (nouvelle parue dans Le journal des lointains, numéro 4, Buchet-Chastel, 2006)
Prochain roman à paraître en 2008, Au Diable Vauvert.
Photothèque de l'Atelier Photographique N89
Vauvert Gard - Didier Leclerc photographe présente
Julien Blanc-Gras écrivain, journaliste