Photothèque Atelier N89 - Didier LECLERC - Denis Lanoy :
Biographie subjective de Denis LANOY, metteur en scène
Tryptik Théâtre

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Présentation du projet de biographie subjective

Tryptik Théâtre

Denis Lanoy - photo Atelier N89

  


Biographie subjective de Denis LANOY troisième partie

1 de III
A coup d'smille (qu'est pas un sourire snob anglo-saucisson, ouvrir l'dico) j'm'détaille défaille de toute ma part d'bavette à en-têtée, pas têtue testarde, quand mon sac à suc y s'fait l'souk succulent d'ma succube qui m'suçionne l'soc succombé (même si j'reste en socquettes).

2 de III
J'ai choisi je préfère me remplir l'dico qu'l'frigo.

3 de III
Croit-on, ce rejet pituite de petit oedipé, dans l'tapis, à tout coup, c'est que le miré reflète une grimace de s(ph)inge ?

4 de III
Causant très peu, mais ruminant pas plus que ça, le chouis machouillis du trop abondant du monde, le trop absorbant, je crois bien qu'enfant pas maltraité, je m'suis, petite souris, comme emplacardé, cardé entrelardé claquemuré les entrelacs d'la carne, jusqu'à couvert dousé d'en peux plus, j'en peux plus, d'ces silences qu'fait le monde qui veut pas s'expliquer, tout juste duplice s'dupliquer du tout fait, fait-tout, d'étouffé, j'suis pas tout fait du début, c'est pas vrai, j'me fais tout doux, tout doux, tout doucement.

5 de III
Ahhhh ! (entendre là mécompte râle racle mécontent) j'ai itou mon coin bricole butine bucole la bucolique sans recours à l'alcoolie, suffit d'un p'tit matin en prime time de printanie (douce lumière, chaud juste ce qu'il faut).

6 de III
M'arrive encore cramoisir des zoneilles, c'est chiffonnant, mais y s'syphonnent encore les tubes d'afflux, quand on m'dit des paroles, des mots, qui me timident tout, qui m'assaisonnent tout, de tout partout, et que des fois, c'est aussi, de mes paroles, d'mes mots échappés, que ce drôlatique tomato ketchup s'répand cool, coule, coulis, coulisses d'mes penseuses.

      

7 de III
Smoke s'moque pas. Not guilty qu'on s'mog et s'moque, morgue à la morgue (morguienne qu'elle vienne ! la putride), c'est en toute sapience qu's'accrache la santé clopin, grosse plainte, qu'on n ''vaille pas des clopinettes, qu's'souffle, qu's'souffle, qu's'souffle. Gaiement (ça empêche pas !).

8 de III
Mise en condition, mise en situation, petite obsession pas pervesse, plutôt petite démangeaison, bon bref allons à l'essentiel, je ne peux pas me mettre à travailler, que ce soit répétition, représentation, écrit à tatons, où lecturond, sans avoir préalablement laver la vaisselle sale.

9 de III
Damned, ça fait peu d'années que sur le macadam (âme damnée, âne baté) j'suis intentiné patenté dandy, bien que pas tenté d'dandiner du croupion, c'est par vétuste timidité qu'j'fais l'attentif à être vêtu comme je suis à l'aise.

10 de III
J'ai pas fait le cou tordu claudelien vers les cieux divins d'l'apparition, fête soudaine (à croire qu'il fût un peu soudard) et annonciatrice, je crôa crôa pas à toutes ces mystivicieuses excuses rédemptrices, mais avouons avouons, et vouons reconnaissance, c'est bien aux pieds de Notre-Dame, que me furent révélées des envies.

11 de III
(L) j't' dédicasse. Ce n'est pas cuistrerie, ou crasse cuisine de cuistot en salaces salades, d'aimer tremper ton entrecuisse.

12 de III
Ronge rogne carogne, ptit gars à rouge gorge, ton ptit bout morose d'ronron d'rognon, t'as pas d'ragnagna, mais des humeurs grasses parfois, qui s'transforment en bordées d'jurons salaisons qu's'expulsent sextuplent ta rageuse orageuse. Faut pas s'faire mouron pour ça, soulages, c'est soupape et t'as pas fait serment sermon d'soutane.

13 de III
Manger des fruits, fructose dose dope en vite à minet c'est. Mais non, ou très peu souvent en très peu volontiers. Alors c'est quoi la vis ta vie le vice qui fait tenir debout ?

14 de III
Scrupuleux si je tenais un journal quotidien quote part des petits faits (lu tel livre, vu telle personne) je ne crois pas qu'en serait plus facile le plongeon bio. (J'ai toujours empoché un carnet, m'accompagne partout, que je nomme "carnet de notes" qui n'est rien d'un journal).

15 de III
N'arrive pas à m'imaginer petit vieux ventre gras creux rebondi rondouilli couenneux c'est cause que j'trouve l'obèse assez obsène chair molle et endormie et suis pas plus admiratif du musculeux.

16 de III
C'est pas par précipitation ni précipité imprècis des précitations plus vieuses, mélange des matières prêtes à explosive, laborieux labours de laborentin des petits matins malins, si je ne peux ingurgiter autre aux primes heures que café café et rien de solide à l'estomac.

17 de III
Ksa, c's'a salopiote le piteux la grieuse névreuse niveleuse tous ces discours nervis de gros fâcheux, fafs que j'peux pas empaffés, ni, baffés (j'ai mes scrupules pacifiés à respecter).

18 de III
Qu'on le suppose c'est assez dégueulasse, guerre lasse, que tout est affaires de naissance, affres aussi, aphtes à force de trop forceps gueuler d'la gueule à mâcher mastiquer astiquer l'improbable impropre d'immondé, gomme à ruminer, c'est assez nous l'faire l'coup du destiné, dis t'es naît où, t'as mal où, vas à Lamalou-les-Bains t'refaire le refrain si t'en as le moyen, grâce de naissance, soin de tes poumons laminés, si papa à l'porte feuillé, alors qu'moi ça a été peur pleureux quand j'ai eu l'poumon presqu'aqueux et qu'l'trou était déjà pre(sque) visible.

19 de III
De profundis qu'on s'déprise. Par déprime J'me dépite la frite, qu'pater, qu'mater, pas d'excuse, j'mate mon putois, j'pantelle, et PAIX j'mes pêle-mèle quelques attèles, bricollons la r'touche, pour s'mettre à r'cheminer, pèle mon mignon, soin paliatif, à la pelle s'ramasse la merde. (Aujourd'hui CA VA !).

20 de III
J'ignore le pourquoi (quoique aussi je veuille l'ignorer) lorsque je termine un livre, ce qui se répète plusieurs fois par semaine, j'éprouve du malaise physique, du désagréable dans le corps.

21 de III
On ne rit pas, même maintenant que je connais la force destructrice de l'industrie, je suis plus attiré par la beauté des usines, nocturnes enluminures, métalliques symphonies, que par le plat rabattu d'un paysage. Ca me génère plus de romantisme.

22 de III
Mouchoir, à ma façon mis en boule, sorti de la poche partenelle, qu'était mon doudou. (Impossible aujourd'hui retrouver le geste précis, demeure l'insuccès du souvenir).

23 de III
Etablir liste, je liste souvent pour éviter l'ankylose, des choses nulle part ailleurs connues
- nulle part ailleurs que chez mes parents, je n'ai mangé des pâtes au sucre,
- nulle part ailleurs qu'au Louvre je n'ai vu La Joconde (c'est assez idiot !),
- Etc, etc, [je vais bien m'amuser].

24 de III
Fragile, fragile faribole, la fois comme un Fra Angelico, fresque mon visé vidé visage, mur épais mais frêle fragilisé, émiété d'humidité, larmes, larmes, et salpêtre, sale être, moisissure sussure, assez piéta piétinée qu'se défait le coloré.

25 de III
Repentir, repentir, que j'aime en peinture, trace d'avant goût, d'avant terme, ébauche, un peu gauche, d'avant décision, de l'indécis, du trait, sous le trait, souvenir d'avant forme, d'enfance, d'avant l'enfance, cachette, à grand peine, sous l'étalé, explique, tout, mieux, que le mieux.

26 de III
MANIFESTE. Je brandis mon poing haut la gueule, haut le corps, haut le coeur, parce que mon projet n'est pas de figurer le monde, mais de répondre à sa présence réelle par une égale présence verbale, foin du roman, que, vive la poésie, serrage de pognes.

27 de III
Pour pas fraudule l'essentiel, se miroir sans aucun verbe. Absence totale du sujet subjectivé, surestimé, soumis (souriceau de laboratoire) aux aléatoires du verbiage, tentative de définition au plus près de l'objet.
Ainsi, portraiture sans rature : pas très grand, plutôt petit, sous moyenne, lunettes, parce que myopie, blond. Suffisant. Ainsi pas d'analyse. Pas de culpabilité. Pas de disculpabilité. Pas de psychose, psychologie et tout l'bazar probité probatoire de cul probalité. Probant et sans problème ? Période probatique de probation ? Procédure excessive ?

28 de III
Laisse tomber l'estompe qui trompe, t'as la trempe de front d't'frotter à gros traits, bien épaissis, bien noirçis, aux râles colériques d'l'épais profond.

 

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