Biographie
subjective de Denis LANOY troisième partie
1 de III
A coup d'smille (qu'est pas un sourire snob anglo-saucisson, ouvrir l'dico)
j'm'détaille défaille de toute ma part d'bavette à
en-têtée, pas têtue testarde, quand mon sac à
suc y s'fait l'souk succulent d'ma succube qui m'suçionne l'soc
succombé (même si j'reste en socquettes).
2 de III
J'ai choisi je préfère me remplir l'dico qu'l'frigo.
3 de III
Croit-on, ce rejet pituite de petit oedipé, dans l'tapis, à
tout coup, c'est que le miré reflète une grimace de s(ph)inge
?
4 de III
Causant très peu, mais ruminant pas plus que ça, le chouis
machouillis du trop abondant du monde, le trop absorbant, je crois bien
qu'enfant pas maltraité, je m'suis, petite souris, comme emplacardé,
cardé entrelardé claquemuré les entrelacs d'la carne,
jusqu'à couvert dousé d'en peux plus, j'en peux plus, d'ces
silences qu'fait le monde qui veut pas s'expliquer, tout juste duplice
s'dupliquer du tout fait, fait-tout, d'étouffé, j'suis pas
tout fait du début, c'est pas vrai, j'me fais tout doux, tout doux,
tout doucement.
5 de III
Ahhhh ! (entendre là mécompte râle racle mécontent)
j'ai itou mon coin bricole butine bucole la bucolique sans recours à
l'alcoolie, suffit d'un p'tit matin en prime time de printanie (douce
lumière, chaud juste ce qu'il faut).
6 de III
M'arrive encore cramoisir des zoneilles, c'est chiffonnant, mais y s'syphonnent
encore les tubes d'afflux, quand on m'dit des paroles, des mots, qui me
timident tout, qui m'assaisonnent tout, de tout partout, et que des fois,
c'est aussi, de mes paroles, d'mes mots échappés, que ce
drôlatique tomato ketchup s'répand cool, coule, coulis, coulisses
d'mes penseuses.

7 de III
Smoke s'moque pas. Not guilty qu'on s'mog et s'moque, morgue à
la morgue (morguienne qu'elle vienne ! la putride), c'est en toute sapience
qu's'accrache la santé clopin, grosse plainte, qu'on n ''vaille
pas des clopinettes, qu's'souffle, qu's'souffle, qu's'souffle. Gaiement
(ça empêche pas !).
8 de III
Mise en condition, mise en situation, petite obsession pas pervesse, plutôt
petite démangeaison, bon bref allons à l'essentiel, je ne
peux pas me mettre à travailler, que ce soit répétition,
représentation, écrit à tatons, où lecturond,
sans avoir préalablement laver la vaisselle sale.
9 de III
Damned, ça fait peu d'années que sur le macadam (âme
damnée, âne baté) j'suis intentiné patenté
dandy, bien que pas tenté d'dandiner du croupion, c'est par vétuste
timidité qu'j'fais l'attentif à être vêtu comme
je suis à l'aise.
10 de III
J'ai pas fait le cou tordu claudelien vers les cieux divins d'l'apparition,
fête soudaine (à croire qu'il fût un peu soudard) et
annonciatrice, je crôa crôa pas à toutes ces mystivicieuses
excuses rédemptrices, mais avouons avouons, et vouons reconnaissance,
c'est bien aux pieds de Notre-Dame, que me furent révélées
des envies.
11 de III
(L) j't' dédicasse. Ce n'est pas cuistrerie, ou crasse cuisine
de cuistot en salaces salades, d'aimer tremper ton entrecuisse.
12 de III
Ronge rogne carogne, ptit gars à rouge gorge, ton ptit bout morose
d'ronron d'rognon, t'as pas d'ragnagna, mais des humeurs grasses parfois,
qui s'transforment en bordées d'jurons salaisons qu's'expulsent
sextuplent ta rageuse orageuse. Faut pas s'faire mouron pour ça,
soulages, c'est soupape et t'as pas fait serment sermon d'soutane.
13 de III
Manger des fruits, fructose dose dope en vite à minet c'est. Mais
non, ou très peu souvent en très peu volontiers. Alors c'est
quoi la vis ta vie le vice qui fait tenir debout ?
14 de III
Scrupuleux si je tenais un journal quotidien quote part des petits faits
(lu tel livre, vu telle personne) je ne crois pas qu'en serait plus facile
le plongeon bio. (J'ai toujours empoché un carnet, m'accompagne
partout, que je nomme "carnet de notes" qui n'est rien d'un
journal).
15 de III
N'arrive pas à m'imaginer petit vieux ventre gras creux rebondi
rondouilli couenneux c'est cause que j'trouve l'obèse assez obsène
chair molle et endormie et suis pas plus admiratif du musculeux.
16 de III
C'est pas par précipitation ni précipité imprècis
des précitations plus vieuses, mélange des matières
prêtes à explosive, laborieux labours de laborentin des petits
matins malins, si je ne peux ingurgiter autre aux primes heures que café
café et rien de solide à l'estomac.
17 de III
Ksa, c's'a salopiote le piteux la grieuse névreuse niveleuse tous
ces discours nervis de gros fâcheux, fafs que j'peux pas empaffés,
ni, baffés (j'ai mes scrupules pacifiés à respecter).
18 de III
Qu'on le suppose c'est assez dégueulasse, guerre lasse, que tout
est affaires de naissance, affres aussi, aphtes à force de trop
forceps gueuler d'la gueule à mâcher mastiquer astiquer l'improbable
impropre d'immondé, gomme à ruminer, c'est assez nous l'faire
l'coup du destiné, dis t'es naît où, t'as mal où,
vas à Lamalou-les-Bains t'refaire le refrain si t'en as le moyen,
grâce de naissance, soin de tes poumons laminés, si papa
à l'porte feuillé, alors qu'moi ça a été
peur pleureux quand j'ai eu l'poumon presqu'aqueux et qu'l'trou était
déjà pre(sque) visible.
19 de III
De profundis qu'on s'déprise. Par déprime J'me dépite
la frite, qu'pater, qu'mater, pas d'excuse, j'mate mon putois, j'pantelle,
et PAIX j'mes pêle-mèle quelques attèles, bricollons
la r'touche, pour s'mettre à r'cheminer, pèle mon mignon,
soin paliatif, à la pelle s'ramasse la merde. (Aujourd'hui CA VA
!).
20 de III
J'ignore le pourquoi (quoique aussi je veuille l'ignorer) lorsque je termine
un livre, ce qui se répète plusieurs fois par semaine, j'éprouve
du malaise physique, du désagréable dans le corps.
21 de III
On ne rit pas, même maintenant que je connais la force destructrice
de l'industrie, je suis plus attiré par la beauté des usines,
nocturnes enluminures, métalliques symphonies, que par le plat
rabattu d'un paysage. Ca me génère plus de romantisme.
22 de III
Mouchoir, à ma façon mis en boule, sorti de la poche partenelle,
qu'était mon doudou. (Impossible aujourd'hui retrouver le geste
précis, demeure l'insuccès du souvenir).
23 de III
Etablir liste, je liste souvent pour éviter l'ankylose, des choses
nulle part ailleurs connues
- nulle part ailleurs que chez mes parents, je n'ai mangé des pâtes
au sucre,
- nulle part ailleurs qu'au Louvre je n'ai vu La Joconde (c'est assez
idiot !),
- Etc, etc, [je vais bien m'amuser].
24 de III
Fragile, fragile faribole, la fois comme un Fra Angelico, fresque mon
visé vidé visage, mur épais mais frêle fragilisé,
émiété d'humidité, larmes, larmes, et salpêtre,
sale être, moisissure sussure, assez piéta piétinée
qu'se défait le coloré.
25 de III
Repentir, repentir, que j'aime en peinture, trace d'avant goût,
d'avant terme, ébauche, un peu gauche, d'avant décision,
de l'indécis, du trait, sous le trait, souvenir d'avant forme,
d'enfance, d'avant l'enfance, cachette, à grand peine, sous l'étalé,
explique, tout, mieux, que le mieux.
26 de III
MANIFESTE. Je brandis mon poing haut la gueule, haut le corps, haut le
coeur, parce que mon projet n'est pas de figurer le monde, mais de répondre
à sa présence réelle par une égale présence
verbale, foin du roman, que, vive la poésie, serrage de pognes.
27 de III
Pour pas fraudule l'essentiel, se miroir sans aucun verbe. Absence totale
du sujet subjectivé, surestimé, soumis (souriceau de laboratoire)
aux aléatoires du verbiage, tentative de définition au plus
près de l'objet.
Ainsi, portraiture sans rature : pas très grand, plutôt petit,
sous moyenne, lunettes, parce que myopie, blond. Suffisant. Ainsi pas
d'analyse. Pas de culpabilité. Pas de disculpabilité. Pas
de psychose, psychologie et tout l'bazar probité probatoire de
cul probalité. Probant et sans problème ? Période
probatique de probation ? Procédure excessive ?
28 de III
Laisse tomber l'estompe qui trompe, t'as la trempe de front d't'frotter
à gros traits, bien épaissis, bien noirçis, aux râles
colériques d'l'épais profond.
archives1
archives2
Mise
en web : Max TRAPIER
|