|
|
L'uvre
de Pierre Sansot occupe une place majeure et singulière dans le paysage
de l'anthropo-sociologie contemporaine. Majeure par son épistémologie
qui lui permet de scruter des objets très différents en leur conservant
une unité d'analyse, singulière par sa méthode qui l'autorise
à faire émerger un sens inédit aux pratiques de la vie
quotidienne.
Fondée sur une approche phénoménologique, l'observation
de la vie sociale portée par le sensible laisse alors apparaître
tout le poids de l'imagination qui conquiert une légitimité et
confère aux recherches un nouveau statut : celui d'un " réalisme
poétique ", c'est à dire la possible conciliation entre la
science et la poésie
Il ne faut pas se leurrer : Pierre Sansot ne
tient pas en place, l'intelligence en éveil, à l'affût
de l'imperceptible. Eloigné de l'immobilisme, il emprunte les chemins
de traverse, à pied ou assis sur sa bicyclette.
Son grand plaisir est de soulever la poussière de chemins qui ne mènent
nulle part. Avec sa tête d'Indien, Pierre Sansot incarne L'homme qui
marche du sculpteur Giacometti. Il avance mais ne se retourne pas.
Pierre Sansot a notamment publié :
"Du bon usage de la lenteur" en 1998,
"Chemin aux vents" en 2 000,
"Les gens de peu" en 2 000,
"Le rugby est une fête, le tennis non plus" en 2002.
Pierre Sansot vit à Narbonne.
|
|
 |