
Née Théâtre des Campaniles en 1986, la Compagnie devient
Triptyk Théâtre en 1993 après deux années d'installation
à Nîmes. Ce qui la caractérise ce sont ses orientations
artistiques, qui ont rapidement concouru à l'imposer auprès
du public, des professionnels et de la critique.
Dire que Denis LANOY,
directeur artistique et metteur en scène est issu du théâtre
universitaire et fut reconnu comme directeur d'acteurs, homme de théâtre
d'une oeuvre raisonnée ne suffirait pas à la définir
tout à fait ou correctement.
Une de ses originalités a été de mettre en scène
des textes contemporains non écrits pour le théâtre, entre
autres
- "Les lettres de Westerbork", (d'après Etty Hillesum)
1989
- "Profils perdus d'Antoine Vitez", (d'après J.P Léonardini)
1991
- "Sainte-Jeanne des abattoirs" (Bertolt Brecht), écrit
pour la radio 1992
- "Les suivantes" (d'après une réflexion philosophique
de Michel Foucault, sur un tableau de Vélasquez "Les Ménines")
1994
- "Le paradoxe du comédien" (Diderot, Guénoun,
Jouvet, Stanislavski, Novarina) 1994
- "Welcome in the war zone", "matériaux textes"
assemblés par Denis Lanoy 1995
- "Même si" de Christine Angot 1996
- "Oratorio Heiner Müller" (version courte) 1996
- "Grand Travers" d'Alain Béhar 1998
- "Imprécation dans l'abattoir" de Michel Deutsch
1999
- "Je ne m'effondre pas parce que je ne me mets jamais debout",
d'après le journal de Andy Warhol 1999
- Lectures-Installations au Festival de poésie "Les Voix de la
Méditerranée" de Lodève mises en espace par un collectif
de 8 comédiens sous la direction artistique de Denis Lanoy 1999
- "Cabaret" Ecriture et mise en scène collective sous la
direction artistique de Denis Lanoy. Bibliothèque Carré d'Art
à Nîmes 1999.
Car, à l'évidence, c'est là, sur scène, que se
crée l'écriture théâtrale, au travers du jeu d'acteurs,
là où le "vrai" texte est un ensemble d'éléments
signifiants : personnages, "matériau texte", décor,
accessoires, maquillage, costumes, lumière, musique.
Un théâtre de mise en scène qui ne s'oppose pas à
être un théâtre d'auteur.
Il n'en va pas différemment lorsque la Compagnie s'attaque au répertoire
: récemment, en 1998 'avec le Misanthrope de Molière.
II n'en va pas différemment non plus lorsque Triptyk Théâtre
aborde le répertoire contemporain (1937) avec "Don juan revient
de guerre" d'Ödön von Horváth.